EDITO : Michel Wautot 

«  Il faut savoir que les choses sont sans espoir et tout faire pour les changer »

Rainer Maria Rilke

Il y a des années comme ça, où tout semble devoir continuer comme l’année précédente. Puis soudain les choses basculent.

Les dossiers suivis par l’association sont presque toujours de longue durée, rien n’étant simple quand se mêlent secteur privé et secteur public.

La phrase de Rilke que nous mettons en exergue dans chacune des NOTES n’est pas là pour faire « beau ou cultivé » mais pour nous rappeler que rien n’est jamais gagné d’avance et qu’il faut s’accrocher alors que passent les années.

L’année 2010 a été fertile en évènements heureux pour Hommes et Patrimoine.

Les superstitieux nous dirons : « mais c’est évident c’est votre 13e année d’existence ! »

Peut-être après tout pourquoi pas.

Coup sur coup une série d’actions que nous menions, certaines depuis près de dix ans, se sont terminées comme nous voulions qu’elles le fussent.

La Villa Beau-Site, à Genval, de l’architecte Paul Hamesse, que nous avions fait classer en 2000, en collaboration avec le Cercle d’Histoire de Rixensart, voyait ses plans de rénovation terminés et obtenait une promesse de subsides de la Région wallonne.

De son côté la Commune mettait, en complément, au budget une somme importante.

Les Papeteries de Genval dans son nouveau « look », que nous avions proposé au promoteur, pouvaient démarrer les travaux de démolition qui seraient suivis l’année suivante par ceux de dépollution. Les premières constructions devant voir le jour en 2012.

L’ancienne Ecole des Garçons à Genval voyait tomber les obstacles administratifs, juridiques et urbanistiques. Certes nous aurions aimé conserver tout le bâtiment à rue, mais au moins la façade ne sera pas un simple trompe-l’œil.

La Grand Bruyère pour laquelle nous menions campagne depuis les années 2000, et qui connut, elle aussi, mille péripéties et rebondissements, voyait, en fin 2010, son rachat par la Commune. Le contrat de vente sera signé en mai 2011.

Quand Platon écrit que « Le beau est la splendeur du vrai » il entend par la que le fond et la forme du Beau sont indissociables. Le Beau étant mesure et proportion en toute chose tant matérielle que spirituelle et Aristote ajoutera que « Le plaisir est l’effet propre du beau ».

Une belle conclusion.